28.11.2011
Le développement de l'éthique évolutionniste face à la morale traditionnelle
Bien que l'influence du Darwinisme social sur l'eugénisme et le nazisme soit admise, la thésarde lausannoise en Philosophie Christine Clavien * pense pouvoir éviter ce travers. Pour ce faire, elle se base sur une éthique évolutionniste naturaliste. Jusques ici, rien de nouveau, l'évolutionnisme rejette toujours la transcendance invoquée par une morale religieusement motivée.
La pensée évolutionniste considérant que l'homme serait un animal, elle envisage l'exemple du comportement de la faune comme mesure du nôtre ! Ainsi, prêtant aux animaux des valeurs humaines comme l'altruisme, en particulier, l'évolutionnisme social considère celui-ci dans une autre acception, confondant l'instinct de défense dans un groupe donné avec un acte moral.
Le problème posé par le fait qu'un individu - pris isolément, qui plus dans le cas évident d'une défense collective - se sacrifie pour la survie de son groupe ne cadre pas avec la pensée darwiniste de la lutte individuelle pour la survie et le triomphe des plus forts et mieux adaptés sur les autres (le fameux struggle for life). Ce « paradoxe » curieux a donné lieu à maintes explications subtiles, mais nullement à la remise en cause du paradigme darwinien.
Face à l'altruisme dit « psychologique », en fait la signification normale du concept - qui est que l'on se porte vers le « bien » d’autrui gratuitement, sans attente d’un quelconque avantage personnel - l'altruisme évolutionniste invoque la contrainte de la sélection naturelle. Du comportement animal à l'être humain, il n'y a qu'un pas allègrement franchi, la négation de la bonté pure, non motivée, sans intérêt dissimulé devient donc évidente. Celui qui sera connu pour ses actes bons envers son prochain sera suspecté d'égoïsme hypocrite !
La morale évolutionniste, conçue dans l'esprit de ses adhérents comme supérieure à la morale traditionnelle - puisque éclairée à l'aune de la science !- se propose de faire évoluer celle-ci vers un pragmatisme dénué de toute valeurs objectives, absolues et universelles. Mais étant donné que la philosophie évolutionniste ne donne à l'origine et au développement de la vie biologique - la seule qu'elle reconnaisse - aucun sens, aucune direction particulière ni finalité, on voit mal ce qu'une éthique évolutionniste pourrait apporter de concret à l'être humain…Si l'animal que l'on prétend que nous soyons n'a d'autre but que de manger, boire, copuler et mourir, à quoi bon s'embarrasser de quelconques principes moraux ? Ils deviennent superflus et même gênants pour une société en proie à l'hédonisme élevé au rang de religion! Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que l'évolutionnisme social après avoir inspiré les théories raciales se donne pour tache idéologique la destruction du tissus social, moral et religieux de notre société occidentale.
Cependant, en fondant la morale sur des principes absolus, universels et extérieurs à l'homme (transcendants) comme le fait la véritable religion révélée qu'est la foi chrétienne, les êtres humains n'apprennent pas à vivre dans une situation de concurrence effrénée ou les actes bons ne seraient que des actes effectivement calculés et égoïstes comme on voudrait nous le faire croire. Mais tout au contraire, ils découvrent en l'Évangile une loi réaliste d'amour de Dieu et du prochain, motivée par la Grâce, la miséricorde et le don de soi. La morale inspirée de la Bible est la seule à pouvoir élever la société, la sortir de la fange des comportements animalesques, jouisseurs, intéressés, violents et guerriers. Le christianisme est le seul qui puisse promouvoir notre humanité vers plus de vérité, de justice et d'amour. Et c'est cet atout, cette force qui donne tant d'ardeur à ses ennemis pour le combattre, dussent-ils tenter de corrompre la doctrine chrétienne de l'intérieur, par ses influences pernicieuses en ses propres membres! Toutefois les attaques de l'irréligion finissent toujours par se retourner contre l'irréligion elle-même. Car en effet, le besoin religieux se situe au cœur de tout homme, et seul Dieu le Père en son Fils Jésus-Christ, par le moyen du Saint-Esprit, est capable de le combler parfaitement, et nulle autre philosophie des hommes.
Note
* Ch. Clavien, L’éthique évolutionniste: de l’altruisme biologique à la morale, thèse de doctorat, Universités de Neuchâtel et Paris 1, 2008.
Ch. CIavien et Catherine El-Bez (éds.), Morale et évolution biologique; entre déterminisme et liberté, PPUR, Lausanne 2007.
20:10
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20.09.2011
Autorité divine et autorité humaine dans la Bible
« Ma parole et ma prédication n'ont point consisté dans des discours pathétiques de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d'esprit et de puissance ; Afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »
(1 Corinthiens 2,4-5)
Genèse du refus de l'autorité transcendante
La société occidentale a connu au cours du XXème siècle des bouleversements profonds dont le point le plus saillant est le refus caractérisé de tout repère moral et religieux au profit d'un mode de pensée sécularisée humaniste-athée (1). Cette négation philosophique s'est sournoisement infiltrée dans toutes les sphères de la vie tant publique que privée. Le point de départ de ce mouvement est assez éloigné de nous mais encore si prégnant; il se situe dans le tournant de la pensée opéré au XVIIIème siècle, dit siècle des Lumières (2). Cette époque rompait définitivement avec la scolastique - déjà combattue par les humanistes - et affirmait le primât de la connaissance par la raison sur la Révélation biblique et le dogme chrétien. Les données scripturaires étaient mises de côté, la Providence niée. Nous avons aussi ici l'origine de l'athéisme anticlérical moderne, quoique le déisme en ait été toutefois l'étape intermédiaire. Dès lors, les sciences se libérèrent du contrôle de la théologie et prirent leur essor. Ce mouvement ne fit que croître jusqu'à finalement rejeter totalement la théologie et la métaphysique. L'apparition du scientisme et de l'évolutionnisme au XIXème ont permis aux libres-penseurs d'imaginer qu'ils posséderaient les armes intellectuelles et scientifiques pour légitimer une vision du monde sans Dieu, sans sa Loi et sans son autorité. Le mouvement passa du domaine intellectuel au scientifique, puis au politique avec la laïcisation de la vie sociale. La diffusion de la pensée évolutionniste par une Instruction Publique nationalisée, républicanisée et athéiste (3) va progressivement porter ses fruits nocifs pour la société en détournant les gens de la foi chrétienne qui naguère avait formé notre pays. La religion, l'Église, la Bible sont sans cesse attaquées et accusées. Le scepticisme et l'esprit critique deviennent la norme, le relativisme et le pluralisme le seul credo possible. Toute forme d'autorité transcendante et de dogmatisme sont battus en brèche; la vérité se confond avec la culture et le seul universalisme qui soit admis est celui des arts et des sciences.
Le courant moderniste en théologie
Cette influence ne tarda pas à influencer la pensée théologique. Car si naguère la Sorbonne entendait dicter la nature et les objets de la foi, désormais le courant rationaliste scientiste entend imposer sa propre lecture de la Bible. Dans le Protestantisme, le courant dit libéral (ou moderniste) par opposition au courant évangélique prétend désolidariser la compréhension biblique de ses affirmations doctrinales, lesquelles ne seraient qu'interprétations forcées du courant dominant de l'Église primitive (4). Pour les modernistes, la Bible devrait être interprétée à la lumière des connaissances scientifiques (histoire, archéologie, critique littéraire et textuelle) et de la raison humaine. Aussi, ils refusent d'identifier la Bible à la Parole de Dieu. Selon eux, elle contiendrait la parole de Dieu, elle serait un témoignage d'hommes ayant connu une certaine inspiration à la manière poétique, une compilation d'écrits de diverses sources (sacerdotales, prophétiques, sapientales ou ecclésiastiques)…mais la parole de Dieu même, non, ils le refusent catégoriquement. Jésus de Nazareth, le Jésus de l'histoire, est dissocié du Jésus des Écritures Saintes. Dès lors ils travaillent à le reconstituer.
Conséquences théologiques du courant libéral
Le mouvement moderniste est en totale rupture avec la pensée chrétienne évangélique (5); il en renie les fondements mêmes (6). C'est un système philosophique qui n'intègre pas la dimension transcendante de Dieu, c'est-à-dire le côté « vertical » de son action envers sa création et sa créature. Il ne retient que l'aspect immanent de sa présence au monde, le côté « horizontal ». A ce titre, la Bible n'est plus considérée comme la Parole véritable de Dieu (7) mais comme un témoignage humain à la parole de Dieu. Par conséquent, le lecteur ayant adopté un point de vue libéral entreprend de décortiquer le texte de la Bible, de le disséquer pour en séparer ce qui lui apparaît humain de ce qu'il pense être d'inspiration divine. Il utilise les outils de la critique littéraire et textuelle, comme pour un vulgaire ouvrage humain. Il s'éclaire des récentes découvertes de l'archéologie et de la « science biblique » (libérale). Le modernisme ne se soumet pas à l'autorité des Saintes Écritures, il s'en constitue le juge et l'interprète, en totale opposition avec toute la théologie confessante de l'histoire chrétienne. Rationaliste par essence, il nie la Providence et toute possibilité miraculeuse en tant que fait réel historique. Certains ont même entrepris de démythologiser les Écritures pour en extraire tous les faits merveilleux, les estimant adjonctions humaines (8). A ce jeux, la Parole de Dieu se trouve bien vite réduite à sa plus simple expression: la couverture cartonnée du livre !
Le lecteur attentif l'aura compris, la plus grande contribution du courant libéral protestant consiste en la destruction de l'autorité de la Bible pour le croyant, la ramenant à une simple compilation d'hommes religieux diversement inspirés. La notion même d'autorité finit par disparaître complètement devant la toute puissante raison humaine de l'ère scientifique. L'homme est devenu son propre maître, acteur de son propre destin, libre de la contrainte d'une révélation objective et de tout dogme.
La notion d'autorité dans l'acception courante
«L'autorité correspond au droit de pouvoir commander, d'être obéi. Elle implique les notions de légitimité, de pouvoir, de commandement et d'obéissance, et ne doit pas être confondue avec l'autoritarisme. Sa source de légitimité peut varier, et elle peut enfin s'exprimer selon un rapport de force ou un rapport de compétence.» (9)
L'autorité couramment admise implique un pouvoir défini dans un cadre donné, un commandement et la faculté de s'imposer impérieusement quelque soit l'appréciation portée par ceux sur qui elle s'exerce. Or l'individualisation de la société, la consécration de l'intérêt particulier sur le bien public, la mise à mal de la notion de nation, d'unité nationale et de communauté de destin ont engendré une contestation généralisée de l'autorité, quelle qu'elle soit. Chaque individu pense pouvoir remettre en cause la légitimité de telle ou telle chose - et donc se soustraire à l'obéissance attendue - parce qu'il en a la conviction. L'examen spirituel de conscience d'antan a cédé la place à l'objection laïque de conscience. La Loi, le Droit et le Devoir ont perdu leur objectivité, chacun pense pouvoir les interpréter selon sa compréhension et son désir d'acceptation. Ainsi, le code civil est revu en fonction de l'évolution calamiteuse des mœurs depuis le sombre mois de Mai 1968 qui vit s'affirmer le stupide il est interdit d'interdire ! La toute puissante raison humaine ne désirant plus se laisser assujettir produit le résultat prévisible: aucune autorité ne pourrait se prévaloir d'une légitimité transcendante, objective et universelle. D'où nous voyons la mise en cause permanente et le rejet croissant de toute forme d'autorité. Cette tendance imprègne aussi le christianisme occidental.
La notion d'autorité dans la Bible
« car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités : toutes choses ont été créées par lui et pour lui. »
(Colossiens 1:16)
Dans la Bible, nous apprenons que Dieu étant le Tout-Puissant, tout pouvoir lui appartient. Les Écritures emploient le terme exousia que l'on traduit Autorité. Ce mot désigne le pouvoir de commander, d'obliger à quelque chose. L'autorité renvoie automatiquement à l'obéissance à celle-ci. Obéir à l'autorité, c'est se soumettre à une volonté extérieure supérieure. L'autorité divine est transcendante, absolue et infaillible.
La Bible nous parle de deux formes distinctes d’autorité: celle de Dieu Lui-même, et aussi celle dont il revêt certaines personnes pour le bien-être, la justice et l'ordre public sur la terre.
Manifestation du pouvoir divin
L'autorité divine de Jésus
« Et Jésus, s'approchant, leur parla, disant : Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. »
(Matthieu 28:18)
« Et ils s'étonnaient de sa doctrine ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. »
(Marc 1:22)
Les scribes enseignaient la Loi mosaïque révélée au Mont Sinaïe. Leur rôle était uniquement didactique et répétitif. Le Seigneur Jésus, Lui, agissait en tant que Maître de la Loi. Il était investi de l'autorité divine, laquelle devait le faire reconnaître comme Fils de Dieu. Beaucoup de responsables religieux constatèrent cette autorité, mais ils ne l'acceptèrent point.
« Et ils furent tous saisis d'étonnement, et ils parlaient entre eux, disant : Quelle parole est celle-ci ? car il commande avec autorité et puissance aux esprits immondes, et ils sortent.
(Luc 4:36)
Les actes de Jésus témoignaient de sa puissance céleste. Nul esprit ne pouvait lui résister. Aucun homme n'eut jamais tel pouvoir. Ils devaient démontrer l'origine divine de son ministère de révélation.
« et Il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu'il est fils de l'homme. »
(Jean 5:27)
« comme Tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, quant à tout ce que Tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. »
(Jean 17:2)
Le Père céleste a confié le jugement au Fils. Il Lui a aussi confié la tâche de rassembler ses élus et de leur accorder le pardon, le salut et la vie éternelle. Et quant aux siens, personne ne peut les ravir de Sa main.
Sur les puissances démoniaques :
« ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d'elles en la croix »
(Colossiens 2:15)
La Croix, aussi scandaleuse puisse t-elle paraître, est la manifestation de la suprématie du pouvoir divin sur les puissances infernales. Les autorités spirituelles sataniques sont défaites, Christ a remporté une victoire décisive sur elles.
« car notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. »
(Éphésiens 6:12)
« et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité. »
(Colossiens 2:10)
Le croyant né de nouveau (régénéré) ne combat pas contre des hommes, mais contre les puissances maléfiques inspirant les irrégénérés. Idéologies et systèmes démoniaques ne seront pas renversés par une lutte humaine. Seule la puissance de l'Esprit-Saint donnera aux croyants de triompher et au bon ferment de l'Évangile de se répandre.
L'autorité confiée aux hommes
Autorités civiles
« Et il leur dit: Les rois des nations les dominent, et ceux qui exercent l'autorité sur elles sont appelés bienfaiteurs. »
(Luc 22:25)
« Que toute âme se soumette aux autorités qui sont au-dessus d'elle ; car il n'existe pas d'autorité, si ce n'est de par Dieu ; et celles qui existent sont ordonnées de Dieu; de sorte que celui qui résiste à l'autorité résiste à l'ordonnance de Dieu ; et ceux qui résistent feront venir un jugement sur eux-mêmes. »
(Romains 13:1-2)
« Rappelle-leur d'être soumis aux principautés et aux autorités, d'être obéissants, d'être prêts à toute bonne œuvre. »
(Tite 3:1)
Les autorité humaines tirent de Dieu leur légitimité. L'idée de monarchie de droit divin est donc parfaitement consistante avec l'enseignement biblique. Dans l'Ancien Testament des conseils sont donnés aux rois d'Israël pour qu'ils puissent gouverner intelligemment et fidèlement leur peuple. Les rois devaient être instruits de la Loi de Dieu et s'assurer qu'il en soit de même pour leurs sujets. Toutefois, la mission en incombait aux lévites. Il ne devait pas y avoir de confusion entre le trône et le Temple.
Dans l'Église
« Mais je ne permets pas à la femme d'enseigner ni d'user d'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. »
(1 Timothée 2:12)
L'Église, en plus de reconnaître l'autorité souveraine de la Bible, reconnaît la distinction et la complémentarité créationnelle homme/femme. Anarchie et confusion n'ont pas le droit de cité dans l'Église dont Christ est le Chef. Il est des choses spécifiques qui sont la part de l'homme. L'enseignement chrétien manifeste l'autorité divine sur les croyants. Cette tâche est masculine.
Dans la famille
« Femmes, soyez soumises à vos propres maris, comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, dont il est le Sauveur. Or, de même que l'Église est soumise à Christ, que les femmes le soient aussi à leurs propres maris en toutes choses. »
(Éphésiens 5, 22-24)
Dans la famille aussi, base sociale de la nation, le rôle de l'homme est déterminant. Sa place est le commandement, à l'image de celui du Christ. La contestation féministe du siècle dernier, inspirée de l'idéologie marxiste de la lutte des classes, est une rébellion fondamentale contre l'ordre divin dans les rapports humains. La conséquence de cette désobéissance est tellement évidente dans la société qu'il est inutile d'insister davantage. L'Écriture est suffisamment claire sur cette question.
Nécessité de restaurer l'ordre divin
« Toute l'Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice; Afin que l'homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne œuvre. »
(2 Timothée 3,16-17)
L'homme de Dieu visé par la Bible est celui qui fonde sa vie, ses pensées et ses actes sur l'autorité souveraine des Écritures. Une toute autre attitude dénoterait probablement d'un certain formalisme religieux, mais en aucun cas d'une vie soumise à l'Esprit. Or, il est dit:
« Prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu. »
(Éphésiens 6:17)
Il est donc fondamental, pour que l'Évangile continue à se répandre, que les chrétiens évangéliques se saisissent de cette arme du Saint-Esprit constituée par la Bible. Aucune armée ne part au combat en étant désarmée. Dans le combat spirituel qui est le nôtre, il serait suicidaire de ne pas révérer les Écritures comme il se doit, comme si la Parole divine n'avait pas d'autorité sur nos âmes. Ne nous laissons pas séduire par les sirènes des hommes, si habiles à détourner les simples par des propos subtils.
La Réformation permanente
Si certains prônent la révolution permanente, le chrétien évangélique doit être un pratiquant de la Réformation permanente, principe exprimé par la formule: ecclesia semper reformanda (10). Car nous sommes toujours prompts à quitter le terrain scripturaire pour établir l'autorité de nos traditions ecclésiales. L'Histoire de la Sainte Église est si éloquente en la matière, lorsqu'à l'étudier nous en sommes rendus à la connaissance de tant d'erreurs et d'hérésies…
Soumettons donc toujours nos pensées à l'autorité absolue de la sainte Parole de Dieu. Laissons-nous sonder par elle, et acceptons de remettre en cause nos pratiques. Se tromper de route n'est pas si grave si nous reconnaissons être dans la mauvaise direction et désirons rebrousser chemin. La véritable conversion des cœurs est un retour à l'autorité de Dieu, à l'autorité des Écritures dans la vie du vrai croyant.
Gilles Veuillet
Notes:
1 - Il ne s'agit pas d'une perte de valeurs, mais bien d'un refus qui s'est installé progressivement avec l'instillation de la philosophie naturaliste évolutionniste.
2 - « Le siècle des Lumières : siècle un, profondément, mais combien divers. La raison éclaire tous les hommes, elle est la lumière, ou plus précisément, ne s’agissant pas d’un rayon, mais d’un faisceau, les Lumières. »
Albert Soboul, La Civilisation et la Révolution française, Paris, Arthaud, 1978, p. 19.
3 - L'Instruction Publique est l'ancien nom de l'Éducation Nationale. Le changement d'appellation n'est pas sans signification idéologique: d'instruction offerte à tous, elle devient programme pour une éducation contrôlée et régie par l'État, alors qu'avant le projet du Franc-maçon Jules Ferry, c'étaient les communes ou/et les congrégations religieuses qui organisaient et dirigeaient les écoles primaires.
4 - Le courant moderniste affirme l'existence de plusieurs courants théologiques à l'origine même du Nouveau Testament. Ainsi, il y aurait le courant johannique, le courant paulinien etc. qui correspondraient à autant de formes possibles d'interprétation du message (qui n'est plus alors celui du Jésus de l'histoire et de la Bible, mais celui imposé par le courant dogmatique dominant qui aurait évincé les autres).
5 - Un constat semblable peut être opéré au sein du catholicisme romain, qui a subit aussi cette influence libérale.
6 - Les Réformateurs ont particulièrement réaffirmés ceux-ci, dont notamment le rôle et l'autorité de la Bible. On se reportera utilement à la Déclaration de Cambridge- Pdf 166 Ko et à La Déclaration de Chicago- Sur l'inerrance biblique- Pdf 365 Ko
7 - L'expression Parole de Dieu traduit le logos de Dieu, le Verbum de la vulgate particulièrement exposé en l'évangile selon Jean, Chap. 1.
8 - Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les exégètes modernistes, à l'instar des rationalistes matérialistes, déclarent que tel récit ne peut-être compris en tant que tel comme la Parole de Dieu dès lors que quelque chose de contraire aux lois physiques est affirmé. Refusant l'acte transcendant de Dieu que constituent le miracle, ils ne veulent voir au mieux le passage concerné que comme un récit poétique, une parabole sans rapport avec la réalité matérielle, au pire ils invoquent un style mythologique qui forcément serait une adjonction témoignant du milieu culturel d'une époque intellectuellement moins évoluée…
9 - définition trouvée dans Wikipédia
10 - Ecclesia semper reformanda = de la nécessité pour l'Église de toujours se réformer à la lumière de la Parole de Dieu.
17:01
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12.03.2011
Le discours racialiste depuis le triste avènement de la philosophie des Lumières
La face cachée de quelques personnalités historiques bien connues révélée par quelques citations
Personnalités françaises
Voltaire
Écrivain et philosophe déiste(1694-1778). Il fut franc-maçon, judéophobe et hostile à toute religion. Voici ce qu'il disait à propos des protestants persécutés:
« Il y a dans le royaume des Francs environ trois cent mille fous qui sont cruellement traités par d’autres fous depuis longtemps. »
Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des Nègres et des Négresses, transportés dans les pays les plus froids, y produisent toujours des animaux de leur espèce.
Essais sur les Mœurs, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. 2 - Des différentes races d'hommes, p. 21
La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps.
Essais sur les Mœurs, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. 3 - De l'antiquité des nations, p. 25
Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir.
Essais sur les mœurs et l'esprit des nations (1756)
Dominique de Pradt
Diplomate et historien des relations internationales, archevêque, aumônier de Napoléon Ier et ambassadeur de France.
C'est une erreur de la géographie que d'avoir attribué l'Espagne à l'Europe ; elle appartient à l'Afrique: sang, mœurs, langage, manière de vivre et de combattre en Espagne, tout est africain. Les deux nations ont été mêlées trop longtemps, les Carthaginois venus d'Afrique en Espagne, les Vandales passés d'Espagne en Afrique, les Maures séjournant en Espagne pendant 700 ans, pour qu'une aussi longue cohabitation pour que ces transfusions de peuples et de coutumes n'aient pas confondu ensemble les races et les mœurs des deux contrées. Si l'Espagnol était Mahométan, il serait un Africain complet; c'est la religion qui l'a conservé à l'Europe.
Mémoires historiques sur la révolution d'Espagne (1816), Dominique de Pradt, éd. Perronneau, 1816, p. 70
Pierre Larousse
1817-1875, pédagogue, encyclopédiste et éditeur français.
C'est en vain que quelques philanthropes ont essayé de prouver que l'espèce nègre est aussi intelligente que l'espèce blanche. Un fait incontestable et qui domine tous les autres, c'est qu'ils ont le cerveau plus rétréci, plus léger et moins volumineux que celui de l'espèce blanche. Mais cette supériorité intellectuelle qui selon nous ne peut être révoquée en doute, donne-t-elle aux blancs le droit de réduire en esclavage la race inférieure ? Non, mille fois non. Si les nègres se rapprochent de certaines espèces animales par leurs formes anatomiques, par leurs instincts grossiers, ils en diffèrent et se rapprochent des hommes blancs sous d'autres rapports dont nous devons tenir grand compte. Ils sont doués de la parole, et par la parole nous pouvons nouer avec eux des relations intellectuelles et morales, nous pouvons essayer de les élever jusqu'à nous, certains d'y réussir dans une certaine limite. Du reste, un fait plus sociologique que nous ne devons jamais oublier, c'est que leur race est susceptible de se mêler à la nôtre, signe sensible et frappant de notre commune nature. Leur infériorité intellectuelle, loin de nous conférer le droit d'abuser de leur faiblesse, nous impose le devoir de les aider et de les protéger.
1872, Grand dictionnaire universel du XIXème siècle, Article "Nègre", dans Histoires des Civilisations, paru chez Belin, 1981, p.300, François Lebrun, Zanghellini.
Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau
Biologiste, zoologiste et anthropologue évolutionniste français (1818-1892).
Le Nègre est une monstruosité intellectuelle, en prenant ici le mot dans son acceptation scientifique. Pour le produire, la nature a employé les mêmes moyens que lorsqu’elle enfante ces monstruosités dont nos cabinets offrent de nombreux exemples. [...] Il a suffi pour atteindre ce résultat que certaines parties de l’être s’arrêtassent à un certain degré de leur formation. De là, ces fœtus sans tête ou sans membres, ces enfants qui réalisent la fable de cyclope [...]. Eh bien ! Le Nègre est un blanc dont le corps acquiert la forme définitive de l’espèce, mais dont l’intelligence tout entière s’arrête en chemin.
1843, "La Foride" in Revue des Deux Mondes, dans L'énigme du dix-neuvième siècle, un jeu de patience, paru chez L'Harmattan, 2002, p.212, Philippe Riviale.
Ernest Renan
Philosophe et écrivain français (1823-1892).
La race sémitique et la race indo-européenne, examinées au point de vue de la physiologie, ne montrent aucune différence essentielle; elles possèdent en commun et à elles seules le souverain caractère de la beauté. [...] Il n'y a donc aucune raison pour établir, au point de vue de la physiologie, entre les Sémites et les Indo-Européens une distinction de l'ordre de celles qu'on établit entre les Caucasiens, les Mongols et les Nègres. [...] Tour à tour les Juifs, les Syriens, les Arabes sont entrés dans l'œuvre de la civilisation générale, et y ont joué leur rôle comme parties intégrantes de la grande race perfectible; ce qu'on ne peut dire ni de la race nègre, ni de la race tartare, ni même de la race chinoise, qui s'est créé une civilisation à part. Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu'une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu'une seule famille, la famille civilisée.
Histoire générale et système comparé des langues sémitiques (1855), Ernest Renan, éd. Imprimerie impériale, 1858, p. 479-480
Jules Ferry
homme politique français, franc-maçon et partisan de l'expansion coloniale (1832-1893).
Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. Les colonies sont, pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux. [...] Au temps où nous sommes et dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché. [...] Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle est faite, dans cette concurrence de tant de rivaux que nous voyons grandir autour de nous, la politique de recueillement ou d’abstention, c’est tout simplement le grand chemin de la décadence.
28 juillet 1885, devant la Chambre des députés, dans Histoire de la colonisation française, paru chez Fayard, Paris, 1991, pp. 54-55, Denise Bouche.
Jules Romain
Poète et écrivain français (1885-1972).
La race Noire n’a encore donné, ne donnera jamais un Einstein, un Stravinsky, un Gershwin.
1950, dans Discours sur le colonialisme, paru chez Présence africaine, 1955, p.30, Aimé Césaire.
Charles de Gaulle
Général et homme d'État français (1890-1970).
Sur le plan ethnique, il convient de limiter l'afflux des Méditerranéens et des Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié les compositions de la population française. Sans aller jusqu'à utiliser, comme aux États-Unis, le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses, Hollandais, Danois, Anglais, Allemands, etc.).
Charles de Gaulle, Directive au Garde des Sceaux (12 Juin 1945)
Personnalités internationales
Emmanuel Kant
Philosophe allemand (1724-1804)
Les nègres d'Afrique n'ont reçu de la nature que le goût des sornettes. Monsieur [David] Hume défie qui que ce soit de lui citer l'exemple d'un nègre qui ait montré des talents et il affirme que parmi les centaines de mille de noirs transportés loin de leur pays et dont un grand nombre cependant ont été mis en liberté, il ne s'en est jamais trouvé un seul pour produire quelque chose de grand dans les arts, dans les sciences ou dans quelque autre noble discipline, tandis qu'il n'est pas rare de voir des blancs issus de la plèbe susciter l'admiration du monde par l'excellence de leurs dons. [...] Les noirs sont extrêmement vaniteux, à la manière des noirs, et si bavards qu'il faut les disperser à coup de bâton.
Observations sur le sentiment du beau et du sublime (1764), Emmanuel Kant (trad. R.Kempf), éd. Vrin, 1992, Des caractères nationaux dans leur rapport au beau et au sublime, p. 60
Thomas Jefferson
Troisième président des États-Unis, philosophe, agronome, inventeur, architecte également esclavagiste et adepte de la philosophie des Lumières(1743-1826).
Je suis donc amené à penser, mais ce n’est là qu’un sentiment, que les noirs, qu’ils forment une race distincte ou qu’ils aient subi une séparation due au temps et aux circonstances, sont inférieurs aux blancs quant au corps et à l’esprit.
Political Writings, éd. Joyce Appleby and Terence Ball, 1999, IX Race and Slavery (1781), p. 480
Abraham Lincoln
Seizième président des États-Unis d'Amérique et premier président républicain (1809–1865 ).
Je dirai donc que je ne suis pas ni n'ai jamais été pour l'égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n'ai jamais été, pour le fait d'avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à exercer ses fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu'il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d'égalité sociale et politique. Et dans la mesure où ils ne peuvent pas vivre ensemble mais qu'ils coexistent, il faut qu'il y ait une position de supériorité et d'infériorité, et moi-même, autant que n'importe quel autre homme, je suis pour le fait que la position de supériorité soit attribuée à la race blanche.
Abraham Lincoln rédigea par la suite la proclamation émancipant les esclaves et signa le 13ème amendement abolissant l’esclavage.
Speeches and Writings, 1832-1858, éd. Library of America, 1989, Discours à Columbus, Ohio (1859), p. 33
Theodore Roosevelt
26ème président des États-Unis et prix nobel de la paix (1906) Il fut également historien, naturaliste évolutionniste et eugéniste, explorateur, écrivain et soldat (1858-1919).
Je suis entièrement d'accord avec vous pour dire que en tant que race et dans l'ensemble, ils [les Noirs] sont tout à fait inférieurs aux Blancs.
1906, Lettre à Owen Wister, dans Theodore Roosevelt and the Idea of Race, paru chez LSU Press, 1992, p. 106, Thomas G. Dyer.
Je n'irais pas jusqu'à penser que les seuls bons Indiens sont les Indiens morts, mais je crois que c'est valable pour les neuf dixièmes, et je ne souhaite pas trop me soucier du dixième.
1886, dans Theodore Roosevelt and the Idea of Race, paru chez LSU Press, 1992, p. 86, Thomas G. Dyer.
Je n'ai pas été capable de trouver une solution au terrible problème offert par la présence du Noir sur ce continent. Il est là et ne peut être ni tué ni chassé.
Theodore Roosevelt on Race, Riots, Reds, Crime, éd. Probe, 1968, Lettre à Albion Tourgee (8 novembre 1901), p. 13
Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les gens de catégorie inférieure de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d'avoir des descendants.
Theodore Roosevelt on Race, Riots, Reds, Crime, éd. Probe, 1968, (1913), p. 27
Nota bene:
J'avais déjà publié cet article en Janvier 2009; je le réédite pour ce blog.
Ces citations n'ont qu'un but pédagogique: montrer les conceptions racistes de certains grands personnages, conceptions dont on ne se vante guère d'habitude dans les milieux laïcs où ces figures non-chrétiennes sont révérées et données en modèle !
21:26
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06.03.2011
De l'influence du rationalisme athée sur la compréhension des Écritures
Beaucoup de nos contemporains confondent le fait de ne pas croire en Dieu avec de l'athéisme. Par conséquent, ils se déclarent athée, alors qu'ils ne le sont souvent pas. Cette confusion tire très certainement son origine dans l'absence de formation philosophique et religieuse due à un enseignement dit laïque. L'ignorance en matière de métaphysique n'aide sûrement pas à se situer personnellement, ni a opérer librement un choix, n'en déplaise à nos théoriciens séculiers. Une éducation sans Dieu est un choix imposé tout autant qu'une éducation avec Dieu. L'une et l'autre ne sont pas sans conséquences… Mais là n'est pas le point que nous voulons aborder. Notre exposé portera sur le regard et l'influence de l'athéisme sur le statut des Saintes Écritures et l'interprétation des textes bibliques.
Athée souhaits ?
L'incroyance revêt différents visages. Les hommes se réfugient derrière plusieurs sortes d'attitudes pour se justifier de ne pas croire au Dieu de la Bible. Il y a l'incrédulité religieuse - la plus courante - et l'incrédulité savante. La première refuse la Révélation divine au profit de traditions et cultes divers imaginés par les hommes. Tandis que la seconde invoque une incapacité à croire en regard de certaines connaissances et réflexions d'hommes. Cette position est notamment (mais pas seulement) représentée par l'athéisme véritable. Celui-ci, en effet, est un système de pensée rationaliste postulant l'inexistence de Dieu comme principe fondateur.
L'athée est enfermé dans un raisonnement circulaire: Il n'a confiance qu'en sa propre intelligence. Il refuse d'admettre l'existence de Dieu, Auteur de toutes choses et trouve donc inutile d'en rechercher la preuve, pour l'affirmer comme pour l'infirmer. Il affirme par principe qu'il n'y a pas de Dieu, pas de Providence divine, pas d'action miraculeuse ni de révélation transcendante. La seule chose qu'il reconnaisse exister est une évidence indiscutable: la matière et ce qui en procède. Dès lors, il s'efforce de relier tout phénomène aux seules « forces naturelles », lesquelles n'auraient évidemment aucune cause métaphysique (rupture avec l'aristotélisme). D'où proviendraient-elles ? Du néant, du hasard ou d'une longue série de causalités sans origine première ni finalité. À l'instar de Theodosius Dobzhansky (biologiste et généticien russe), il affirme que rien en biologie, ou en quoi que ce soit, n'a de sens hormis à la lumière de l'évolution. L'évolution ? Un concept païen Grec qu'il a érigé en mythe fondateur de sa cosmogonie matérialiste. Un concept bien pratique pour justifier « rationnellement » sa non-croyance: « Croire ? Pourquoi ? Croire en quoi ? En qui ? En Dieu Créateur ? Mais voyons, il n'y a pas de Dieu; l'univers n'a pas été créé, il est le fruit d'un processus biologique parfaitement explicable sans l'intervention d'aucun être transcendant ! »... L'athée est un incroyant d'un genre particulier: il nie l'existence de Celui qu'il refuse catégoriquement. Il s'auto-justifie constamment et combat par les mots ou les faits ceux qui remettent en question (volontairement ou non) son opinion. L'athée, en son for intérieur, est agité par la question de Dieu; aussi éprouve-t-il le besoin de Le combattre en son âme comme dans sa manifestation à autrui. Que penser d'une « certitude » qui s'apparente à un processus d'auto-persuasion ? Je suis persuadé qu'il manifeste une réaction à l'encontre des paroles ravivant une torture morale intérieure.
Le rationalisme et la Bible
L'athéisme n'est pas qu'une simple opinion philosophique, c'est un système de pensée qui s'efforce d'être global. Car sa prétention est d'être exact et universel, d'offrir une réponse à toute question et de réfuter les arguments théistes. Aussi s'est-il idéologiquement construit en opposition totale avec la vision qui prédominait: le Christianisme. Et comme la vision chrétienne du monde s'appuie sur la Révélation biblique, il s'est mis en devoir de critiquer la Bible afin de saper les bases de la foi. Les sceptiques ont donc scruté les Écritures Saintes dans le but d'y trouver des arguments qui prouveraient qu'elles ne seraient que le fruit de l'imagination humaine. À cet effet ils ont recherché d'éventuelles contradictions, d'éventuelles erreurs historiques ou des anachronismes. Ils pensaient certainement que dans un texte dont la rédaction s'est déroulée sur une si longue période (1500 ans), ils décèleraient facilement des incohérences de nature à infirmer la doctrine de l'inspiration divine et de l'inerrance biblique. Toutefois, aucunes des observations qu'ils ont faites ne s'est trouvée justifiée. Ils ont affirmé par exemple que les Hittites, Moïse (1) ou Jésus-Christ n'étaient pas des personnages historiques, or l'archéologie ou la littérature antique ont fourni le témoignage du contraire. Les athées ont aussi affirmé que l'Ancien testament n'avait pas été écrit longtemps avant le Nouveau, et que les prophéties messianiques avaient été écrites par les chrétiens pour justifier leur foi. Cependant, la célèbre découverte des rouleaux de la mer morte a mis fin à cette thèse en fournissant des manuscrits du troisième et second siècle avant le Christ. Toutes les tentatives externes pour discréditer la Bible ont échoué, elle reste encore le livre le plus vendu et le plus lu au monde.
Une théologie rationaliste ?
Quand on peine à détruire un édifice de l’extérieur, on essaie de le miner de l’intérieur, tel uncheval de Troie. Un des nombreux avatars du rationalisme se nomme théologie libérale, oucritique moderniste. Initiée par Jean Astruc, fils d'un pasteur apostat du XVIIIème siècle, elle se répandit en Allemagne premièrement, avant de revenir en France dans la seconde moitié du XIXème et jusqu'à nos jours. L'idée de départ est simple, la Bible ne serait pas l'œuvre de Dieu mais celle des hommes; elle ne serait pas la Parole même de Dieu, mais contiendrait la Parole de Dieu. Il appartiendrait donc aux exégètes modernistes de mettre en évidence les sources d'écrits sacrés que les compilateurs du texte biblique auraient utilisés, et si possible de préciser quelles portions de texte pourraient éventuellement être considérées comme une parole de Dieu.
Friedrich Schleiermacher, influencé par le Romantisme allemand du XIXème siècle, affirmait que la doctrine de l'inspiration littérale biblique n'était pas nécessaire à la foi ni à l'interprétation des Saintes-Écritures; que celles-ci pouvaient être étudiées comme n'importe quel autre livre, et qu'une expérience authentique de foi ne pouvait provenir que d'un tel examen. Avec Julius Wellhausen surgit la théorie documentaire (2) qui excluait l'unicité du récit de la Création, niait l'historicité de Moïse et le fait qu'il ait rédigé le Pentateuque (cinq premiers livres de Moïse). Hermann Gunkel, écrivit que la Bible serait une collection de légendes et il valorisa la tradition orale au détriment de la tradition écrite (les Écrits Saints). Au XXème siècle, Gerhard von Rad énonça que le Pentateuque (3) serait en fait un Hexateuque. Plus tard, on parlera même d'Ennéateuque.
Quant au Nouveau testament, la critique moderniste était agitée par la quête du Jésus de l'histoire, identifié uniquement comme Jésus de Nazareth, alors que le Christ serait une construction théologique de l'Église. D'autres niaient même son historicité, affirmant que c'était un mythe propagé par l'attente messianique des Juifs ! Enfin, il faut aussi ajouter une autre thèse plus actuelle, celle des deux sources du Nouveau Testament, thèse inspirée par le pseudo problème des évangiles synoptiques. Puis, Rudolf Bultmann, influencé par Heidegger, prétendit « démythologiser » les évangiles en se fondant sur l'étude de leurs genres littéraires. Il soutenait que ceux-ci auraient été rédigés longtemps après l'époque de Christ. La démythologisation bultmanienne excluait le surnaturel, les signes, miracles et prodiges, qui étaient réputés contraires à la raison (selon le dogme païen rationaliste). Aussi estimait-on que les récits y faisant allusion étaient des adjonctions humaines avec la vocation de frapper l'esprit du lecteur (4). Ils ne seraient donc pas Parole de Dieu ! Les pasteurs formés à cette école invoquent toujours des interprétations psychologiques lorsqu'ils ont à commenter les passages évangéliques avec des récits de faits miraculeux.
La vision libérale actuelle affirme que plusieurs tendances théologiques auraient existées du temps de l'Église primitive. Il y aurait eu des églises mathéennes, des églises pauliniennes et des églises johanniques. Puis, avec l'affirmation d'un pouvoir ecclésiastique centralisé, calqué sur le modèle administratif de l'Empire romain, l'Église aurait imposé la théologie paulinienne et fait disparaître progressivement les autres visions concurrentes. D'où l'idée de revenir à une théologie moins rigoureuse, moins dogmatique, comme on suppose que l'était en particulier celle de Jean. Belle idée pour qui peine face aux exigences morales des épîtres (dites pauliniennes, mais dont on conteste aussi la paternité !).
Une doctrine antique contre la pneumatologie chrétienne
Que conclure de tous ces points de vue en rupture totale avec la théologie biblique classique (5) ? Ayant été fondés sur la négation de l'inspiration littérale des Ecritures, de l'unicité, l'historicité et l'authenticité de la Bible, ils ont immanquablement sapé son autorité, et rétabli le dogme de Protagoras selon lequel l'homme serait juge et mesure de toutes choses - idée qui sera reprise par les philosophes des Lumières et leurs successeurs, rationalistes, libres penseurs et libertins… N'est-il pas paradoxal que, lorsque l'on cherche à éliminer le dogmatisme religieux, on établit à sa place un dogmatisme charnel: l'orgueil de celui qui croit pouvoir examiner toutes choses par la raison seule ? A fortiori quand on cherche à rompre avec la doctrine de l'inspiration littérale et l'inerrance des Écritures Saintes ! L’on en revient au questionnement diabolique originel: Dieu a-t-il réellement dit ? Or nous savons comment notre Seigneur répondait au diable, et cela était efficace: il citait la Parole de Dieu !
Considérons donc ce que dit l'Écriture elle-même:
Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie point sur ta prudence. Considère-le dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers. Ne sois point sage à tes propres yeux; crains l'Éternel, et détourne-toi du mal.
(Proverbes 3,5-7)
Notes:
1 - Sur l'historicité de Moïse, elle est notamment prouvée par des mentions dans des papyrus égyptiens:
(http://www.mediterranee-antique.info/Afrique/Robiou/Man_1... ). Ce qui n'empêche pas de nombreux sites comme wikipedia (d'obédience évolutionniste et agnostique) d'affirmer le contraire !
2 - L'analyse des styles littéraires donne lieu à la théorie documentaire. Les divers styles se voient attachés à des sources documentaires différentes (Elohiste, Jahviste, Deutéronomiste et Sacerdotale) dans lesquelles le compilateur des textes bibliques - probablement Josias - aurait puisé. Une abondante littérature des théologiens libéraux nourrit cette fiction d'inspiration rationaliste.
3 - Une constante chez les modernistes est la négation de l'historicité de Moïse, et par conséquent qu'il soit le rédacteur du Pentateuque. De plus, ils refusent même qu'il y ait eu un Pentateuque en tant que tel, à savoir cinq livres composant la Torah.
4 - L'intervention humaine en question est attribuée au pouvoir ecclésiastique de l'église primitive, supposée agir à l'instar de la caste sacerdotale. Celle-ci usait d'artifices dans ses temples pour porter les fidèles à croire en la puissance spirituelle des idoles. Des fouilles archéologiques ont mis à jour de tels subterfuges que ne renieraient pas nos prestidigitateurs modernes !
5 - le terme de théologie a été dévalorisé dans les milieux évangéliques, car automatiquement associé aux thèses libérales. Toutefois, il existe bel et bien une théologie fidèle à la Bible que l'on dénomme théologie évangélique, par opposition à la théologie libérale. Celle-là reconnaît la pneumatologie fondée sur les principes scripturaires.
20:58
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26.02.2011
La croisade des athées contre le Créationnisme
Une inquisition antireligieuse
Naguère, cathares, albigeois et protestants étaient pourchassés par des tribunaux ecclésiastiques organisés par un pouvoir civil pensant de cette manière préserver son autorité temporelle en préservant son unité religieuse. Aujourd'hui, dans les milieux francophones occidentaux, nous assistons à une sorte de croisade antireligieuse fomentée par une intelligentsia athéiste désireuse d'extirper du paysage culturel toute trace de spiritualité. Cette inquisition moderne, s'appuyant sur un régime politique oppressif en regard des cultes minoritaires, incite les pouvoirs publics nationaux et européens à édicter des directives explicites hostiles à l'encontre de tel ou tel groupe religieux, tel ou tel point de vue (sans rapport avec la chose politique), telle ou telle conception. On se rappellera utilement qu'il n'y a pas si longtemps, l'Europe vit partir une population importante, lassée des persécutions religieuses, en direction des pays neufs de l'époque. La France, pays du monde comptant le plus d'athées n'a sans doute pas tiré la leçon de la fuite historique de son élite intellectuelle chrétienne des XVII et XVIIIème siècles; elle ne cesse de rétrograder dans le classement international des pays dits libres.
Nous pourrions donner de nombreux exemples des atteintes aux libertés individuelles et collectives qui sont commises par un état n'ayant jamais complètement renoncé aux méthodes autoritaristes et à la velléité de contrôle de sa population. Mais pour le moment, nous n'en pointeront qu'un seul, significatif au pays de Voltaire qui préfère laisser dans l'ombre ce que ses Lumières ne veulent appréhender. Je veux évoquer la propagande antireligieuse de dénigrement menée par les matérialistes contre les Créationnistes et partisans du Dessein Intelligent.
Une conception antichrétienne
Les rationalistes de toute obédience, en effet, ont adopté la philosophie évolutionniste, qui est une cosmogonie athée en totale opposition à l'enseignement théologique chrétien classique que l'on dénomme de nos jours Créationnisme. Prétendant avoir une vision exacte des origines de la vie, ils se sont donné la mission de propager cette doctrine, qu'ils conçoivent comme vérité absolue de la science. D'où vient cette prétention ? De l'orgueil humain pensant pouvoir juger de tout par sa propre intelligence, sans le secours d'aucune source de savoir extérieure à lui-même. En conséquence, l'idée que toutes choses pourraient être créés par un Être suprême, par Dieu, est exclue par principe, sans n'avoir jamais eu à être justifiée. Un athée affirme donc qu'il n'y a jamais eu Création, car selon lui il n'y a jamais eu de Créateur. Si le chrétien déclare que Dieu a créé les hommes, lui réplique à l'inverse que ce sont les hommes qui auraient « créé » Dieu ! Pourquoi ? Parce qu'ils auraient un besoin irrépressible de se rassurer… Néanmoins, évoquez l'idée de Dieu devant un athée, et vous constaterez l'identité réelle de celui cherchant à se rassurer.
L'évolutionnisme est regardé par les matérialistes comme la seule alternative crédible face au théisme biblique. Aussi tous les moyens de l'édition et de la presse sont utilisés pour remplir l'espace publique de leur fiction, laquelle doit être constamment protégée contre toute contestation, sous peine de perdre l'adhésion nécessaire des masses populaires. C'est pourquoi les pouvoirs publics sont régulièrement interpellés afin de contrer la progression de l'anti-évolutionnisme. Car l'évolution des espèces est la thèse officielle des milieux et pays laïques.
Une philosophie et non une science
L'athéisme n'est majoritaire dans aucun pays. Comment, dès lors se fait-il que la pensée darwinienne ait colonisé à ce point les esprits ? Pour répondre à cette question il suffit d'examiner le contexte historique dans lequel elle est apparue, à savoir celui du milieu du XIXème siècle. La période de la Renaissance ayant remis à l'honneur les auteurs antiques, les intellectuels européens redécouvrirent la philosophie grecque. Or ces philosophes avaient déjà développé des doctrines que nous appelons modernes, mais qui bien plutôt sont trèsanciennes. Les Grecs, en effet, connaissaient la pensée rationaliste (Héraclite, Parménide), matérialiste (Démocrite), évolutionniste (Lucrèce), relativiste (Protagoras) et athée (Théodore de Cyrène). Ce fut l'œuvre des Lumières de donner une nouvelle jeunesse à ces idées, une sorte de renaissance païenne en rupture totale avec la théologie officielle développée notamment par la Sorbonne. Cette nouvelle impulsion du rationalisme - affirmation de l'autonomie de la pensée et du primât de la Raison - pénétra lentement mais sûrement dans la société, occasionnant des révolutions sanglantes au profit d'un idéal républicain revendiquant la fin de la monarchie de droit divin et l'établissement d'un pouvoir populaire semblable à ceux qui avaient été mis en place dans les empires païens Grecs et Romains. Dès lors, les opposants n'avaient plus qu'à se soumettre ou à disparaître. L'Ancien ordre était révolu, désormais l'homme devenait l'artisan de son propre développement, sans souverain, sans Dieu. Le culte de la Raison était proclamé
C'est dans cette boue glauque que naquit l'utopie scientiste, dans laquelle s’engouffra tout ce que l'Europe avait d'humanistes, sceptiques et agnostiques. Et de ce dogmatisme absolu que constitue la croyance selon laquelle tout pourrait s'expliquer par la science, sortit un rejeton promis à un grand avenir, le mouvement évolutionniste, initié par des naturalistes acquis à la « nouvelle » philosophie. Dans le même temps, des idéologues athées s'emparèrent de ce mouvement, construisant son ossature et espérant bien en faire une sorte de cheval de Troie pour renverser les fondements du christianisme qui tenait encore la société.
Profitant de l'essor de la croyance scientiste laquelle était concomitante d'une explosion technologique sans précédent, la philosophie évolutionniste s'est adjugé le statut de science, qui lui accordait ainsi un prestige et un semblant de vérité. Bien que n'ayant aucun fondement scientifique réel, elle s'en donna les apparences, le langage; elle s'inspira de ses méthodes et fondit de nouvelles disciplines, comme la paléontologie et l'anthropologie par exemple. Ensuite, pour répondre à ses opposants, n'ayant aucun autre argument que ses postulats idéologiques, elle se mit en devoir de démolir les autres explications cosmogoniques. L'homme aurait d'abord été animiste, puis aurait évolué vers le polythéisme. Étant encore devenu plus intelligent, il aurait fondé les grandes religions monothéistes. Puis finalement parvenu au faîte de la civilisation et du savoir, il se serait définitivement séparé des béquilles de la religion pour se servir de son propre jugement ! Par conséquent, remettre en cause ce « progrès » reviendrait à retourner à un état antérieur de la civilisation humaine, un degré moindre sur le plan de l'évolution ! Or cette régression leur serait épouvantable !...
Un défaut de justification
L'évolution n'aurait pas à être crue mais à être admise comme simple évidence - une évidence que le jugement impartial ne constate point … Et pourquoi insiste t-on tant sur son évidence ? Parce qu'aucune évidence n'a besoin de démonstration. Par conséquent, les évolutionnistes ne cherchent aucunement à démontrer l'évolution; c'est un fait indéniable pour eux. Leurs travaux visent seulement à donner une explication de ce qu'ils prétendent être un fait, fait qui, encore une fois, n'a aucune existence, n'a jamais été observé et n'est démontré par aucune expérience. Ce qui ne les gêne pas tant pour répéter à l'envi que l'évolution serait vraie parce que scientifique, donc forcément objective. Tandis que le Créationnisme ou le Dessein Intelligent seraient faux parce que non-scientifique et religieux, donc obligatoirement subjectifs.
De tels arguments sont non simplement simplistes, mais aussi parfaitement mensongers. Et d'une parce que le Dessein Intelligent n'a aucune prétention religieuse, et de deux parce que les non-évolutionnistes concernés sont la plupart du temps des scientifiques dont les travaux sont publiés et examinables par les hautes instances de la science.
Poser une alternative dont le but est de faire apparaître que l'autre a tort, donc tout indique que l'on aie raison n'est pas une démonstration scientifique, c'est une niaiserie enfantine qui ne mérite guère qu'on s'y attarde.
Science et foi ?
Ne peut-on être un scientifique authentique et un croyant ? Les athées authentiques répondent non. Comme ils se prétendent rationnels, scientifiques et objectifs, ceux qui ne partagent pas leur point de vue péremptoire sont soit des ignorants à instruire, soit des naïfs superstitieux ou de dangereux fanatiques. Aussi lorsqu'on n'emploie pas avec eux un ton condescendant et moqueur, on agite le spectre de la menace obscurantiste et du retour au Moyen-âge honni. Car sous le terme d'obscurantiste, il faut entendre tous ceux qui ne partagent pas la philosophie des Lumières, c'est-à-dire l'ensemble des religions des hommes et aussi le Christianisme, soit 90% de l'humanité environ !
Les matérialistes athées oublient que la science (qu'ils adulent) est apparue dans les nations occidentales, sous l'influence du christianisme et initiée par des savants croyants (Amboise paré, Bernard Palissy, Newton, Pascal, Mendel ou Pasteur, par exemple). Même l'athéisme moderne est redevable du catholicisme… Les Condorcet, Diderot, Montesquieu, Montaigne et bien d'autres avaient été particulièrement enseignés par des religieux, la plupart du temps des Jésuites … Et le principe d'autorité et d'arbitre souverain dont ils ont investi la science ne vient pas d'ailleurs.
L'athéisme est au départ un humanisme apostat, une fraternité sans Père, qui parce qu'il a renié l'Auteur et la source de l'humanité, conduit à la dépersonnalisation, à l'individualisme et à la tyrannie de l'égo. L'évolution de la société occidentale moderne, son déclin moral et humain est le fruit concret de la généralisation d'une pensée sécularisée parmi sa population.
Le réel commencement de la science
La foi chrétienne n'est pas seulement compatible avec la science. Se contenter de dire cela, c'est affirmer implicitement qu'il y aurait deux disciplines séparées, la foi et la science, chacune jouissant de son domaine autonome propre. Or la science ne peut pas être autonome par rapport à la foi, ni aucune autre forme de pensée non plus. Car si Dieu est Un, tout ce qu'Il a créé, physiquement ou spirituellement, est pareillement cohérent et interdépendant. Il n'y a donc aucun domaine qui puisse être examiné indépendamment des autres, pas plus que l'on ne peut étudier la physiologie de la main sans la rattacher à celle du reste du corps.
La foi chrétienne n'est pas seulement compatible avec la science, elle est son point de départ. La foi chrétienne est effectivement le commencement de la science. Elle est le préalable à toute connaissance authentique. Ainsi que le dit la Bible: L'insensé dit en son cœur: Il n'y a point de Dieu (Psaume 53,1). Or, la crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est l'intelligence. (Proverbes 9:10).
Conclusion
Un chrétien ne peut adhérer aux thèses évolutionnistes ni chercher à les harmoniser avec la Bible, car elles sont principiellement antinomiques. Il se doit bien plutôt à leur réfutation, qui n'est guère difficile dès lors qu'on examine leur fondement idéologique. Pour l'amour pour Dieu, le Créateur, et de la vérité dont il est l'Auteur, ramenons toutes nos pensées captives de raisonnements étranges à l'obéissance aux principes révélés dans sa Parole qui, elle seule est la vérité.
22:02
Écrit par gillovy
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